Neuf orateurs, deux langues, un discours préparé ou un discours drôle à livrer devant un jury : le club Toastmasters de Drummondville, au Québec, a accueilli les concours oratoires du secteur 93 de Toastmasters International, sur le campus local de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Un événement de club, modeste par sa taille, mais qui montre bien comment ces concours servent de terrain d’entraînement à tous ceux qui veulent mieux parler en public.
Plan de l'article
- Une journée de concours, quatre épreuves
- Le discours « international » : cinq à sept minutes pour convaincre
- Le discours humoristique : faire rire sans enchaîner les blagues
- Du club au championnat du monde
- Un club né en 2026, une méthode éprouvée
- Ce qu’on peut en retenir, même sans concourir
- Questions fréquentes
Une journée de concours, quatre épreuves #
Selon le communiqué relayé par L’Express de Drummondville, la rencontre s’est tenue sous la présidence de Robert Martel, avec Audrey Mollard à l’animation et Sonia Drolet comme juge en chef. Les candidats se sont mesurés dans quatre catégories : le discours international en français, le discours international en anglais, le discours humoristique en français et le discours humoristique en anglais.
Ce bilinguisme n’est pas un détail. Il oblige chaque orateur à choisir la langue dans laquelle il porte le mieux son propos, et il rappelle qu’une même technique (structure, voix, silences) se transpose d’une langue à l’autre.
Le discours « international » : cinq à sept minutes pour convaincre #
Sur sa page consacrée aux concours, Toastmasters International décrit le concours international comme un discours de cinq à sept minutes sur le sujet de son choix. C’est l’épreuve reine : tous les districts doivent l’organiser, et c’est elle qui mène, de niveau en niveau, jusqu’au championnat du monde de prise de parole en public.
Ce que l’exercice apprend
Le format court impose de tenir une seule idée forte et de la servir du début à la fin. Sept minutes passent vite : pas de place pour les digressions, ni pour une introduction qui s’éternise. C’est exactement la contrainte d’une présentation en réunion, d’un pitch ou d’une soutenance.
Le discours humoristique : faire rire sans enchaîner les blagues #
L’organisation précise que le discours humoristique doit être construit autour d’un thème, avec une ouverture, un développement et une conclusion, et non comme une suite de mots d’esprit. Autrement dit, l’humour y est un outil au service d’un propos, pas une fin en soi.
Pourquoi c’est un bon entraînement
Faire rire une salle demande un sens aigu du rythme : savoir poser une chute, laisser le public réagir, reprendre sans perdre le fil. Ces réflexes servent ensuite dans n’importe quelle prise de parole, quand il faut détendre une audience ou relancer l’attention.
Du club au championnat du monde #
Le parcours est balisé. Toastmasters indique que la compétition commence dans les clubs, puis que les gagnants poursuivent au niveau de l’area, de la division et du district. Pour le concours international, les vainqueurs de district passent ensuite en quarts de finale, puis en demi-finales, avant le World Championship of Public Speaking. Les gagnants de Drummondville en sont à la prochaine marche : le concours de division du 14 novembre à Lévis.
L’organisation propose aussi d’autres épreuves que tous les districts ne programment pas : l’évaluation d’un discours en deux à trois minutes, le discours improvisé sur un sujet révélé au dernier moment (Table Topics), ou encore le récit volontairement exagéré (Tall Tales).
Un club né en 2026, une méthode éprouvée #
Le club de Drummondville a été créé en 2026. D’après le communiqué, ses membres se réunissent chaque mercredi soir pour prononcer des discours, improviser, animer des rencontres et formuler des évaluations constructives. Le club accueille les adultes de 18 ans et plus, débutants comme confirmés, et permet d’assister gratuitement à une première rencontre sans obligation de prendre la parole.
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« Cette rencontre représente une occasion privilégiée de faire découvrir la richesse de l’expression orale », affirme Sonia Drolet, présidente du club, dans ce communiqué.
Ce qu’on peut en retenir, même sans concourir #
Inutile de viser un titre pour profiter de la logique des concours. Le cadre est simple à reproduire : un temps imposé, un public qui écoute, un retour précis après coup. S’entraîner à tenir cinq à sept minutes chrono, puis demander à une personne de confiance ce qui a fonctionné et ce qui a décroché, c’est déjà travailler comme un candidat.
Le format de l’évaluation est sans doute le plus sous-estimé. Apprendre à juger le discours d’un autre, en deux ou trois minutes, oblige à identifier ce qui rend une intervention claire ou confuse. Et ce regard, on finit par le porter sur ses propres prises de parole.
Questions fréquentes #
Où ont eu lieu ces concours Toastmasters ?
Au campus de Drummondville de l’Université du Québec à Trois-Rivières, à l’invitation du club Toastmasters de Drummondville, pour le secteur 93 de Toastmasters International.
Combien dure un discours au concours international ?
Selon Toastmasters International, de cinq à sept minutes, sur un sujet choisi librement par l’orateur.
Quelle est la prochaine étape pour les gagnants ?
Ils représenteront leur secteur au concours de la division, prévu le 14 novembre sur le campus de Lévis.




